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MUSES ET ARTS

Introduction.
La notion d'artiste!... Une valeur naturelle.
La muse... complément indispensable
À la découverte d'une muse.
Prise de conscience de la muse.
Signes invisibles et graffitis subliminaux.
La rencontre.
L'échange.
Mues sans muses.
Museleurs de muses.
Marilyn Monroe: une immortelle muse Pop Corn.
Pour une reconnaissance des muses.
Notes.

___________________INTRODUCTION.

Une femme mais surtout une inspiratrice qui perdure dans l'esprit d'un artiste; quelquefois un modèle qui amène celui-ci vers une production riche d'une créativité nouvelle et distincte; souvent aussi comme une amie dont le "règne" est une raison d'existence de l'artiste, voilà l'essentiel du profil de la muse unique.

De manière générale et décrite plus simplement, ... une muse est la source d'une forte stimulation suscitant quiconque ayant une certaine possibilité créatrice, à exprimer l'émotion que cette dite personne lui procure. Cette agréable tension..., cette propension à créer s'échelonnant sur une période succincte, moyenne, ou même à vie.



___________________LA NOTION D'ARTISTE!...UNE VALEUR NATURELLE .

Inutile de s'étendre sur ce qui a permit à la "Nature" de prévoir dans ses desseins... l'existence d'êtres possédant une faculté d'abstraction précise et le désir profond d'en matérialiser les résultats._ L'artiste existe._ Nous savons que des gens naissent avec des dons, le jeune Mozart en est le plus clair exemple.
Nous savons aussi que la "Nature" a planifié... pour sa survie... l'équilibre. Dans une nature désaxée l'humanité n'existerait pas.


__________________LA MUSE... COMPLÉMENT ÉCOLOGIQUE.
Le complément naturel de l'artiste est donc la muse. Un être qui permet à l'artiste de libérer la force créatrice qui l'habite. (Canalisation de ses énergies ou inspiration indirecte) Dans bien des cas, c'est aussi vers elle que celui ci libère cette force (Inspiration directe).

Vénus de Willendorf Aussi étrange que cela puisse paraître, il y a des milliers d'années, il est fort possible que la Vénus de Willendorf fut le résultat d'une sentiment particulier entre un homme du Paléolithique, se faisant sculpteur de pierre passager, et la femme qui inspira cette oeuvre. Même si d'emblée, tous s'entendent pour avancer que cet artefact de calcaire constitue une des premières représentations humaines de la fertilité, nous pouvons considérer que ces deux idées stimulantes sont compatibles.

Les Grecs de l'antiquité ont accordé une partie de leur riche ciel mythologique à des femmes imaginaires (évidence), des déesses fabuleuses présidant les arts libéraux de l'époque. Ce sont les Muses. Pour chaque art noble de ce temps, l'une d'entre elles lui était associé.(2) L'importance de l'ensemble des idées de la Grèce antique, "pierre d'angle" dans la culture actuelle, explique cette image encore vivante d'être sous l'égide des muses.

Nous devons également noter qu'une autre grande civilisation, sans l'avoir affirmé, a reconnu d'une manière tacite par l'intermédiaire de sa culture, l'importance de ce principe de la "muse". Rôle brièvement tenu par des hommes à ses débuts, puis par des femmes aux vertus altruistes et dotées d'une abnégation fidèle à leurs seigneurs, les Geishas expliquent par leurs simples existences historiques, et cela très clairement, l'importance capitale de ces "êtres à faire rêver". Car en effet, peut-on s'imaginer la culture japonaise sans ces personnalités exotiques?... Ou tracer de mémoire des estampes japonaises sans elles?

Dans cette même voie, les courtisanes de la Renaissance n'auraient-elles pas eu les mêmes heureux effets sur les peintres attachés... à la cour et aux services capricieux mais esthètes des rois?. Imaginez la situation suivante: un artiste officiel qui travaille durant des semaines à peindre une jeune reine. Vêtue de ses plus beaux atours, elles pose pour lui. Leurs regards se croisent et elle lui sourit. Ne va-t-il pas enrichir l'oeuvre de ce moment vécu?

Même si un doute planera toujours tant qu'à l'identité du modèle, et que cet artiste de génie a aussi conçu des machines de guerre, Léonardo Da Vinci a sans aucun doute senti des vibrations particulières devant "Mona Lisa". Peu importe, les nombreuses hypothèses entourant l'oeuvre et l'origine du modèle, nul doute que la Joconde était une véritable muse.


L'histoire comporte un grand nombre de ces femmes. Mais en voici seulement quelques-unes récentes... présentées en chronologie.

-George Sand, femme écrivain du siècle dernier; elle a inspiré plusieurs oeuvres à Frédéric Chopin durant les sept ans que dura leurs liaisons._ Un léger rappel: Sand était féministe. "Preuve incontournable que la muse n'est pas nécessairement un élément imaginaire mièvre ou un principe passif!"

-Gala pour Dali. Pour le célèbre et divin peintre, tout passait par Gala. Après la mort de celle ci en 1982, la santé de l'artiste déclinait. Considérant l'aspect "musale" révélateur de cette femme, Gala avant sa rencontre avec Dali... était l'épouse du poète Paul Éluard.

-Simone De Beauvoir et Jean Paul Sartre. Le couple d'intellectuels! Qui était la muse?... Les inspirations de l'un passaient sans doute par l'approfondissement analytique des expériences de l'autre.

-Marilyn Monroe (voir aussi plus loin dans le texte)pour Arthur Miller. Il est reconnu que cet écrivain s'inspira de sa célèbre épouse pour le scénario du film "The Misfits". Même si celui ci préférait s'isoler dans ses quartiers pour imaginer... ; son âme ne pouvait qu'être imprégner des effluves des plus extraordinaires coïts avec cette femme excitante._ "Mais comment faisait-il pour taper à la machine?"

-Jane Fonda pour Roger Vadim. On pourrait sans doute mentionner d'autre muses dans la vie de ce grand cinéaste, telle... la toujours étonnante Brigitte Bardot. Mais avançons que transparaît dans le visage de madame Fonda une noblesse audacieuse très nette. Aspect qui ne manqua sûrement pas d'inspirer le réalisateur.

-Yoko Ono et John Lennon. Cette femme, artiste peintre au talent irréfutable, accordait à l'extraordinaire John Lennon la chance de vivre intensément ce phénomène de la présence d'une muse dans son existence. Sans émettre de commentaire sur les oeuvres de Lennon "pré Yoko" ou "période Yoko", notons que sa poésie semble atteindre une couleur et un langage différent après l'arrivée de celle ci. Cette merveilleuse chanson qu'est "WOMAN" n'aurait jamais été la même ou n'aurait jamais existé sans la présence de Yoko auprès de lui.
Enfin, ne dit-on pas aussi que derrière chaque grand homme se cache une... femme? Pourquoi l'adage n'est-il pas remanié à la façon suivante?... "Souvent, derrière chaque grand homme, il y a une femme... plus extraordinaire que lui."

___________________À LA DÉCOUVERTE D'UNE MUSE.

Extrapolons d'emblée que dans "La Naissance de Vénus", oeuvre du peintre Botticelli, représentation de la déesse italique, l'artiste exprimait par allégorie la maturité, l'inspiration, le charme et la beauté; quelques qualités requises pour cette "vocation particulière" de muse. Le peintre compare donc Vénus (qui dans le coeur de chaque imaginaire masculin génère aussi l'idée de muse) à une perle rare.
Cette symbolique sous-entend qu'un être d'une telle qualité, n'apparaît pas du jour au lendemain. Ce talent, elle ne le découvre pas dans une boîte de céréales. Sa propre découverte découle d'une évolution complexe. Cette "conscientisation profonde" est en fait un événement très rare, et le réflexe du recours à ce talent ne s'enclenche pas automatiquement.

De la même manière, souvent ces deux êtres à part entières, ayant des vies parallèles, ne parviendraient à s'émanciper et à rayonner que par leur symbiose. Certaines femmes ne sont souvent que flattées de recevoir un poème, ou d'inspirer une chanson ou d'être modèle pour un tableau, et ne réalisent pas qu'elles engendrent des énergies complémentaires à la créativité de l'artiste. Leur mutisme accorde donc tout le crédit à celui ci. Elles ne peuvent profiter des retombées d'une mention officielle dévoilant qu'elles sont une source, une lumière, un catalyseur de talents. Les muses seraient-elles des êtres foncièrement discrets?



___________________PRISE DE CONSCIENCE DE LA MUSE.

Une muse qui saisit l'importance de son existence auprès d'un artiste précis, ...ou même de sa dynamique au sein d'un mouvement artistique, pour le bénéfice de la culture, possède une grande conscience de l'Histoire. Sa présence transcendante, et son influence globale se percevra dans l'évolution créative et l'ensemble des oeuvres, ...et se palpera quelquefois même par des traits de génies.


_________________SIGNES INVISIBLES ET GRAFFITIS SUBLIMINAUX.
Qui sait.... si, lorsqu'en nous, observateurs, quand survient un moment de rêveries comme une pâmoison à l'écoute ou à la vue d'une oeuvre, nous ne venons pas en réalité de déchiffrer un instant poétique vécu par l'auteur... Comme une lecture au niveau du subconscient...

Qui sait... si, à la manière d'un message subliminal, certains moments exquis et privilégiés de la réalisation des oeuvres, comme des témoins de la complicité entre l'artiste et la muse, n'y sont pas inscrits.

Qui sait... si, dans ces moments, nous ne venons pas de franchir une zone qui dépasse l'analyse critique et les schémas établis... Comme la prise de conscience d'un langage et d'un vocabulaire invisible et unique à chaque oeuvre. Un repère concentré de signes qui décide de la qualité._ "Le chef d'oeuvre ou la croûte?" Et pourquoi pas?...

Qui sait... si, nous êtres humains, qui sommes juste un peu plus que les animaux, nous n'avons pas le pouvoir d'imprégner la vie de notre passage d'une manière qui soit unique à notre nature. Une manière dont notre environnement terrestre chimiquement déséquilibré... atténuerait aujourd'hui la perception.

Qui sait si ces marques, pour un rappel... de notre passage, ne serait pas comme un prolongement psychique de notre réaction humaine à se reproduire.

Qui sait si ce désir instinctif n'est pas ancré dans nos gênes.

Enfin qui peut prouver que les muses ne posséderaient pas cette chimie troublante qui amène l'artiste, en forçant le dépassement du cadre animal, à marquer le temps, à signaler leurs rêves.

__________________LA RENCONTRE.
Dans ces conditions, quel artiste n'espère pas une rencontre de la sorte? Quel artiste ne subirait pas un affect dès la découverte impressionnante d'une muse._ Dénoncé par des signes ou dévoilé subtilement par son subconscient, comme une projection de son âme, l'artiste peut remarquer immédiatement l'être que le destin lui présente s'il est dégagé de toutes préoccupations.

Sans attribuer à l'artiste un état et une sensibilité différente de ses semblables, considérons que celui-ci cherche continuellement à inscrire toute relation privilégiée, qui l'émeut, dans le temps. Il est attentif.

Mais paradoxalement c'est un individu recherchant constamment la lumière tout en se maintenant lui même dans un état comparable au première phase de l'hypnose. Il peut être "lunatique", distrait.

Cet état de semi-conscience lui permettra de percevoir un être qui lui est naturellement complémentaire. Il pourra percevoir dans cet être l'éclat d'une grande sensibilité. Cette constatation se développant par la découverte de "paysages foisonnants" à l'exploration des yeux de celle-ci. Il peut projeter que ce phénomène aux allures oniriques se poursuive au delà du premier contact. Car il sait que la muse peut devenir un lien, une voie, un mode de rapprochement avec la création pure.

Ce rapport transposé à l'extrême peut amener les créateurs à considérer cette "moitié" comme indispensable et même vitale. (Dali et Gala)

L'identification d'une muse par elle même étant improbable, le "processus chimique" s'enclenche avec étonnement d'abord chez l'artiste. Le mouvement inverse ( celui d'une muse assurée d'inspirer ) soulignerait une grande prétention.

Son intuition lui indiquera, tel un élan d'inspiration, une muse. Les réactions anticipées ressemblant à celles d'un coup de foudre, il est possible qu'il devienne malhabile dans sa démarche s'il manque de confiance, ou exaspérant s'il est prétentieux. Départager entre le phénomène de l'amour et la reconnaissance d'une muse peut s'avérer compliqué, car dans les deux cas, il y a générosité du temps et importance du moment présent.



___________________L'ÉCHANGE.
En effet, seul les impliqués peuvent différencier, grâce à l'intensité et/ou la durée, ces deux choses merveilleuses. Dans ce dernier cas, si l'amour enveloppe la relation entre les deux individus, l'influence naturelle de la muse s'en trouve accrûe. L'amour (sincère et profond) entre ces deux êtres se reflétera sur la qualité et l'étendue de la production.

Bref! En faisant momentanément abstraction de l'amour; il peut quand même s'ensuivre une relation plus approfondie si la muse possède la sagesse et la maturité ou, en équivalence, l'audace nécessaire d'une prise de conscience soudaine de ce don. Qualité qui, pour ainsi dire, endosse forme de pouvoir et d'incidences. Mais la muse elle-même peut douter de ses qualités à inspirer ou les considérer comme futiles. Dans ces conditions, l'artiste doit considérer que cette personne fut déjà la victime d'un "museleur" de muses (plus loin dans le texte).

Qui sait si...pour l'artiste, cette chimie imperceptible de la muse ne transparaîtrait pas simplement dans la physionomie de celle-ci.

Cette mention du processus chimique, cet énoncé d'une chimie particulière, ne peut de toute évidence, être prouvé ou contredit. Les cadres de la réalité sont ici dépassés, et nous atteignons le monde même de l'artiste. L'univers dynamique de l'artiste inspiré par une muse. C'est la planète de l'échelonnement conscient des fabulations, les hautes sphères de l'imagination et des fantasmes cultivés.

La plupart des artistes connaissent les limites à leur talent. S'il survient une panne sèche, la cause n'en est pas nécessairement attribuable à la muse! Même si la qualité de magnétisme que possède une muse peut varier selon sa "structure chimique", sa réceptivité, et ses intentions. En somme, s'il y a suite, donc reconnaissance mutuelle, peut naître l'amour ou une grande amitié.



___________________MUES SANS MUSES.
Dans la situation dramatique où la muse ne se reconnaît pas comme telle, ni pour lui, ni pour un autre créateur, l'artiste doit se résoudre à l'abandon. Toutefois, pour l'art, il doit garder l'espoir que, même absent de la vie de celle ci, elle finirait par comprendre l'ampleur du merveilleux qui la compose._ L'artiste peut recourir à la création comme exutoire à son malheur. Mais il doit prendre garde de ne pas se piéger dans la culture incessante de son trouble! Même s'il sait qu'une amitié repoussée est souvent l'indice d'un refoulement, à tout le moins, minimal.

Par ultimes efforts, par projections, par transferts, en ayant recours a des placebos d'inspirations (différents chez chacun, l'alcool ou la drogue en étant deux tristes vérités), l'artiste peut tout de même créer. Mais jamais il n'atteindra cette passion naturelle et instinctivement recherché. Cette intention presque religieuse... parce-que dévoué à l'amour instinctif de l'humanité, dévoué à sa vocation pour l'art et, avec de la chance, surtout de son amour pour la muse.

Créer, sans être inspiré par une muse en particulier, est réel et simple. D'autres éléments peuvent transcender l'âme de l'artiste et faire croître une oeuvre; un idéal ou la nature peuvent en être une source. C'est un fait. Il peut en résulter des productions valables. Mais dans ces conditions pour que l'oeuvre se dresse dans le temps, comme extraordinaire, faut-il croire que l'imaginaire de l'artiste se personnifie dans les rêves de celui-ci sous une symbolique féminine? Une sorte d'exutoire onirique, une transposition de sa passion sous la forme d'une muse intérieure? Une ambassadrice, une intermédiaire entre conscient et subconscient?


__________________MUSELEURS DE MUSES.
Un des graves problèmes de l'humanité, un embûche à son évolution, est que, nous les hommes, nous avons été longtemps, depuis des siècles, surtout des "museleurs" de muses.

Amère vérité! Les premiers "museleurs" de muses sont souvent des artistes qui sous la gouverne de leur art, pour satisfaire même innocemment leur besoins sexuels normaux, utilisent la ruse pour attirer. "Vous m'inspirez!" !"Je veux vous peindre!" On connaît le cliché._ Il est pourtant facile d'éviter le piège: ...prendre le temps d'étudier la situation. "...prudence en amour..." Après le délit... , les muses en devenir doutent d'elle même. (Je croyais inspirer?) Le processus d'émancipation de leur don est interrompu.

La deuxième catégorie se sont les charmeurs qui ne possèdent aucun talent et qui prétendent être des artistes._ "Vous m'inspirez!" !"Je veux vous peindre!" "J'écrirais un roman!". Ceux là ne font qu'un gribouillis en parlant au téléphone, ou écrivent un seul et unique poème de quatre "lignes". "Mais il y a aussi l'amour... " Après le fait, ces êtres qui seraient des muses potentielles se placent en situation de défensive (Je ne me laisserai plus piégée!), et finissent par se refermer sur elles-même.

La troisième et la pire des catégories: les batteurs de femmes. Ces gens détruisent plus que les muses! C'est la destruction de la vie! L'amour est assassiné à coups de poing! C'est le "meurtre de l'âme". "C'est l' érosion satanique de l'évolution de l'être et de sa sensibilité". Un frein à l'évolution de l'humanité.



________________MARILYN MONROE: UNE IMMORTELLE MUSE POP CORN.
Tel que mentionné précédemment, souvent dans le processus de création s'inscrit la reconnaissance de la muse. Par conséquent, s'y ajoute aussi le rêve ou les états de rêveries que "l'image" de l'inspiratrice enclenche dans le subconscient de l'artiste. Cette image que celle-ci pose sur l'artiste est primordial aux valeurs qualitatives et quantitatives de la production.

Dans ces conditions, comment expliquer le phénomène Marilyn Monroe? Ce n'est point un modèle qui correspond aux canons et conventions actuels de la mode. Et, la "déesse" ne l'était pas davantage, il y a dix, quinze ou vingt ans! Alors, comment peut-elle encore séduire? Comment peut-elle encore faire rêver? Comment expliquer son appartenance au milieu du vingtième siècle si son image s'impose comme intemporelle?

Bon nombre d'artistes à travers le monde on été inspirés par elle au delà... de sa mort. Partout éclateront encore demain..., dans l'imaginaire des concepteurs, de nouvelles idées qui la mettront en valeur. Ce phénomène, c'est l'effet pop corn!

Paul Claudel disait: "Même l'intelligence ne fonctionne pleinement que sous l'influence du désir"_ Marilyn susciterait-elle encore le désir, malgré la "conscientisation" de sa disparition?

Elle était une force inspiratrice en soi. Les échos choquants sur sa vie privée, les vibrations douces de sa voix, l'air déplacé par ces sustentants mouvements de hanches, tout cela et bien plus, c'est comme les premiers battements d'ailes qui amorcent la dynamique de l'effet papillon(1).

Plusieurs années après sa disparition, son image inspire encore, et cette particularité devient en somme comme un extension artificielle de son souffle et de son souhait d'être aimée. _Ce caractère nous enjôlant en nous rapprochant de son âme, son alchimie "subconsciente" nous oblige à la classer dans la catégorie des muses immortelles.

Les artistes de l'époque de Marilyn ou nos contemporains, célèbres ou inconnus, ont ressentis l'envoûtement de ce je-ne sais-quoi marilynien et ont transposé leurs impressions dans leurs oeuvres. ("La chanson "Candle in the wind" créé par Elton John en est un bel exemple. De surcroît, il s'agit d'une oeuvre que je qualifirais de "spirituphile" (voir sur ce site Philo). Sa deuxième version consacrée à Lady Diana n'en change pas.)

Personne ne peut douter qu'avec tous les objets et publications sur Marilyn Monroe, et avec surtout son propre legs culturel, on pourrait, d'ores et déjà, lui consacrer un musée. Inévitablement, on devra ajouter une section présentant de ces oeuvres jaillient grâce à son influence "musale". Enfin, ne nous cachons pas que cette présence extraordinaire est attribuée au "star system". Mais ne nous cachons pas, non plus, que Marilyn Monroe possédait une qualité humaine, un don qu'aucune organisation ne pourra jamais reproduire. Même pas par clonage! Elle était sous sa peau d'artiste, une muse.



________________POUR UNE RECONNAISSANCE DES MUSES.

Que serait le monde sans les muses? Que serait la beauté et la majesté de toutes les civilisations du monde, sans elles? Les muses n'ont-elles pas méritées d'être officiellement reconnues?_ Probablement qu'il s'en trouvera pour douter de la véracité de l'existence de l'idée même de l'inspiration; par conséquent, des muses. À ceux là, je dis: "Gardez pour vous, votre monde aseptisé de toutes rêveries et, si vous êtes profondément malheureux, vous en connaissez maintenant la cause! Vous manquez de poésie! "

Si, même à la manière des gouttes d'eau effritant une pierre, les civilisations actuelles avouaient simplement l'importance de l'inspiratrice dans la vie de tout créateur (les gouvernements intervenant officiellement par le biais de leur ministère de la culture), ce serait un pas de plus pour l'Humanité. Car tout pour l'évolution sociale de "l'Homme" doit dorénavant passer par ces pas accomplis par la Femme.

Mais il n'y a pas que les grandes muses, il y a ces nombreuses femmes de la masse qui encouragent simplement des hommes ordinaires à développer leurs talents. Tout comme il existe des hommes de la masse qui encouragent des femmes ordinaires à développer le leurs. Tout ça, dans l'humble objectif d'améliorer leur milieu et leur sort. À leurs manières, dans leurs arts respectifs, les artistes en parlent, les vivent, s'en nourrissent l'âme de leur présence, et grâce à elles, en améliorant simplement leur vie, et ils enrichissent l'existence des autres êtres humains.

 



1- Hypothèse sur l'inter-relation des choses prétendant que le déplacement d'air causé par un papillon qui bat des ailes en Chine "pourrait" se terminer par effet exponentiel en un violent orage ailleurs sur la planète.

2- Les muses grecques: Clio pour la poésie épique et l'histoire, Euterpe à la musique, Thalie à la comédie, Mèlpomène pour la tragédie, Terpsichore veillant à la danse, Érato à l'élégie (chant triste), Polymnie pour la poésie lyrique, Uranie trônant sur l'astronomie, et enfin Calliope stimulant l'éloquence.